Les kimonos traditionnels

Le kimono constitue le vêtement principal porté par les Japonais. Il signifie littéralement « chose que l’on porte sur soi ». Autrefois, le kimono était porté tous les jours, par toutes classes et sexes confondus en Japon. Actuellement, il est réservé uniquement pour les grandes occasions.

Pour se distinguer durant les différentes circonstances, il existe plusieurs sortes de kimonos, notamment les kimonos formels, les kimonos officiels et les kimonos ordinaires ou kimonos du quotidien. 

Les kimonos officiels

Le kimono étant une tenue traditionnelle japonaise, il était essentiel d’en avoir au moins un pour soi. Cependant, il faut savoir qu’un kimono coûte habituellement très cher, c’est un vêtement luxueux, réalisé avec des tissus de qualité supérieure. Parmi les types de kimonos officiels, on peut citer les quelques références suivantes : le tomesode, l’uchikake, le shiromuku, le hon-furisode et le mofuku.

  • Le tomesode :

Sans doute le plus officiel du kimono, le tomesode est un kimono fait spécialement pour les femmes. Il est généralement orné des motifs en broderie faits avec des fils d’or et d’argent. Il est porté pour les occasions exceptionnelles comme le mariage ou les cérémonies de thé.

Le tomesode est frappé par l’emblème familial ou kamon. Traditionnellement, il en comporte cinq kamon placés respectivement sur le dos, sur les deux manches et de chaque côté de la poitrine.

Il y a deux types de kimono tomesode, le kuro et l’iro. Les deux se différencient par leur couleur, le kuro est obligatoirement en noir, tandis que l’iro, en couleur uni, autre que le noir.

 

  • L’uchikake

Un sur-kimono ou plutôt désigné comme un manteau, l’uchikake est une veste très longue, confectionnée avec de la soie matelassée. Le port de l’uchikake est apparu au Japon durant l’époque de Kamakura, de 1185 à 1333. Au début, le sur-kimono était destiné uniquement pour les femmes des guerriers samouraïs. Par la suite, il est devenu plus pratique surtout pour servir de vêtement d’hiver.

Pendant la période d’Edo, l’uchikake a été réalisé avec du satin damassé, de couleur vive et composée de motifs brodés soigneusement. Actuellement, il est réservé pour les jeunes mariées qui célèbrent les mariages traditionnels japonais.

 

  • Le shiromuku

Il s’agit du kimono spécial réalisé pour les jeunes mariées. Le shiromuku est un kimono de soie fait entièrement en blanc. Il est porté avec des accessoires spécifiques comme l’obi, les sandales, le chapeau, etc., le tout de couleur blanche, qui permet de symboliser la virginité et la pureté de la jeune fille au moment de son mariage.

 

  • Le Hon-furisode

Un modèle de kimono qui a commencé à être porté durant l’époque Edo, le kimono hon-furisode est le vêtement officiel traditionnel, destiné pour les enfants et les adolescentes autrefois. Le Hon-furisode se reconnait avec ses manches très longues. Dans la culture nippone, il était d’usage que les jeunes filles célibataires se cachent le bras par des kimonos de longues manches. Au moment de se marier, celles-ci sont autorisées à raccourcir ses manches, et passer ainsi du furisode au tomesode. A noter qu’il y a trois sortes de furisode, qui se différencient suivant la longueur des manches, notamment le hon-furisode mesurant entre 114 à 124cm, le chufurisode de 87 à 106cm et le kofurisode, mesurant entre 76 à 86cm.

 

  • Le Mofuku

Un kimono officiel connu pour être porté lors des funérailles ou enterrement, le mofuku est un kimono de soie, généralement de couleur noir. Il est porté avec des accessoires de la même couleur, ceinture et sandales en noirs, pour permettre de rendre la tenue formelle.

Par ailleurs, le mofuku est décoré par le kamon ou le blason familial, il peut en contenir jusqu’à cinq emblèmes.

D’autre part, le mofuku convient parfaitement pour les occasions particulières comme les remises de nom d’un maître pour son disciple par exemple.

 

Les kimonos formels

Outre les kimonos officiels, on peut également citer les types de kimonos formels, les principaux vêtements portés durant les événements importants comme un mariage ou une cérémonie du thé. Il existe trois types de kimono formel, le homongi, le tsukesage et l’iromuji.

  • Le hômongi

Influencé par le kimono du genre hômonfuku, le hômongi constitue une tenue formelle et luxueuse, destinée pour les mariages, les cérémonies de thé ou encore les grandes soirées. C’est un style d’habillement porté principalement par les femmes. Il est distingué par sa couleur variée ornée de motifs soignés placés de façon harmonieux et continu sur l’étendue du vêtement. Les motifs, constitués fréquemment par les symboles traditionnels comme la grue, la tortue ou le phœnix, sont placés sur les épaules, les manches et la partie inférieure du kimono, ils sont peints directement sur le kimono.

Par ailleurs, on trouve également des kimonos hômongi décorés avec des motifs modernes, et qui sont confectionnés avec de la soie tsumugi.

Le hômongi peut comporter entre un à trois kamon. Cependant, les modèles sortis récemment ne tiennent plus compte des emblèmes familiaux.

 

  • Le tsukesage

Un kimono variant du hômongi, le tsukesage est plutôt destiné pour les occasions moins formelles, mais qui sont tout de même distinguées. Il est apparu durant la deuxième guerre mondiale. Le tsukesage est caractérisé par des motifs discrets ou même inexistants sur les manches ou l’encolure du kimono. Par contre, il est plutôt composé des motifs particuliers, conçus au préalable sur le tissu avant d’être cousu. De plus, les dessins sont toujours orientés de bas vers le haut.

 

  • L’iromuji

Un autre type de kimono formel indispensable dans la société nippone d’autrefois, l’iromuji est un kimono aux couleurs sobres et unies. Il ne comporte aucun motif. Un habillement simple mais qui reste élégant, l’iromuji est fait avec du tissu crêpe ou en satin damassé, idéal pour être porté par les femmes pour les occasions moins conventionnelles. Il peut être frappé par un, trois ou cinq blasons familiaux.

 

Les kimonos ordinaires

D’autre part, il y a également les kimonos ordinaires qui sont employés pour les activités quotidiennes. Ils sont répertoriés en trois catégories, qui sont le tsumugi, le komon et le yukata. Ces kimonos ordinaires se différencient par les tissus qui les composent et notamment par les rangs et les classes sociales qui peuvent les porter. Le tsumugi, par exemple est fait en soie, il est porté principalement par les hommes et les femmes appartenant à la noblesse ou classe des guerriers.