Les arts martiaux japonais

En Japon comme dans la plupart des pays en Asie, les arts martiaux constituent une tradition très respectée dans la société. Pour les cultures nippones, les arts martiaux se traduisent comme des techniques de guerre d’autrefois, revues dans des disciplines plus modernes et restreintes. Ils permettent de désigner des applications pratiques qui façonnent les valeurs morales, spirituelles ou physiques.

En d’autres termes, les arts martiaux japonais sont également désignés par les mots bujutsu et bugei. Le bujutsu défini les applications réelles des techniques des arts martiaux dans des vrais combats, alors que le terme bugei indique l’adaptation de ces techniques dans le cadre de l’éducation et l’art de vivre.

L’origine des arts martiaux :

Le bujutsu ou technique de guerre est un art de combat que les Japonais ont déjà utilisé depuis très longtemps. Durant l’époque de Meiji, vers l’année 1866, les Koryu, signifiant littéralement « Ecole ancienne » sont apparues. Ce sont des écoles d’arts martiaux japonais, notamment le bugei, fondées par les samouraïs et les ronin, qui voulaient transmettre leur connaissance et savoir-faire à travers les arts et les disciplines des combats.



Au début, les koryu incluaient les apprentissages des armes autant que les arts de la main. A partir de l’année 1868, la mode de transmission a été rénovée pour finalement former deux catégories bien distinctes des arts martiaux, à savoir les Koryu Bujutsu, désignant les arts martiaux de l’école ancienne et le Gendai Budo qui regroupe les arts martiaux modernes.

Plus tard, les écoles spéciales dédiées à l’apprentissage des arts martiaux se sont répandues en Japon, et partout dans le monde entier.

Les plus célèbres des arts martiaux japonais :

Les arts martiaux japonais sont également appelés « Budo ». Il faut savoir qu’il existe six disciplines bien spécifiques qui sont classées comme étant les plus populaires et plus pratiquées parmi les arts martiaux japonais, que ce soit pour les arts des armes ou les arts du corps à corps. Il s’agit du Judo, du Kendo, du Karaté, du Sumo, de l’Aikido, ainsi que le Kyudo.

  • Le Judo :

Le Judo étant un mot japonais, il signifie littéralement voie de la souplesse. Il est répertorié comme étant un art du corps à corps. La discipline du judo a été fondée en 1882, par Jigoro Kano, un moine japonais.

Ceux qui pratiquent cet art sont appelés judokas. La discipline est essentiellement composée d’une technique de projection, de contrôle au sol, d’étranglements et de clefs ; elle se passe habituellement sur un tatami.

Par ailleurs, le Judo exige une tenue vestimentaire très stricte ; en effet, les judokas doivent obligatoirement mettre un habillement spécial appelé judogi, il s’agit d’un vêtement fait en coton, généralement de couleur blanche. Le judogi est composé d’une veste et d’un pantalon. De plus, il faut avoir les pieds nus pour pratiquer le judo.

D’autre part, il est à noter que le judo est l’art de combat le plus pratiqué que ce soit en Japon ou n’importe où dans le monde. Il fait même partie des sports inscrits sur les Jeux olympiques.

 

  • Le Kendo :

Le kendo signifie voie du sabre. Il est composé des apprentissages des techniques et des tactiques utilisés durant combat au sabre ou à l’escrime, comme son nom l’indique. Il faut savoir que cette activité sportive se fait avec un sabre de bois, et qu’en plus, les apprentis doivent obligatoirement se munir d’une armure pour optimiser la sécurité. Considéré comme un art des armes, le kendo est une nouvelle version de la discipline kenjutsu qui regroupait autrefois les techniques du sabre pratiquées par les samouraïs.

La discipline du Kendo a pour principe de forger les caractères des participants, elle permet de renchérir leur détermination à ne jamais abandonner tant qu’on n’a pas réussi. Un art qui renferme un important côté spirituel, le kendo est également un sport de compétition.

 

  • Le Karaté

Le karaté, également appelé le karaté-Dô, signifie la voie de la main vide. S’il est considéré comme étant un art martial japonais, son origine est pourtant issue d’un temple Shaolin dans l’île d’Okinawa, un archipel tropical qui était autrefois indépendant du Japon.

Le karaté est un sport de combat qui se fait à main nue, il comprend toutefois des techniques offensives et défensives nécessitant l’usage des mains et des pieds.

 

  • Le Sumo

Un art martial qui fait partie des plus anciennes traditions japonaises, le sumo est apparu  dans le pays vers l’an 23 avant JC, signifiant « se frapper mutuellement ». A partir de l’année 728, ce fut l’empereur Shomu qui a autorisé le sumo pour être pratiquer dans les entrainements militaires.

Un combat de corps à corps extrême, le sumo était autrefois soumis à une discipline rigoureuse qui ne permettait aux combattants d’arrêter qu’en cas de blessures graves. Actuellement, la discipline du sumo a été revisitée. Elle consiste uniquement à mettre en pratique des techniques de lutte codifiées, visant à mettre au sol l’adversaire, sachant qu’une lutte est gagnée dès qu’une partie du corps de l’adversaire, autre que le pied, touche le sol, ou qu’il se trouve expulsé de l’arêne, le cercle dédié pour le jeu.    

 

  • L’Aikido

Un art martial créé récemment au Japon par Morihei Ueshiba, l’Aikido a commencé à être pratiqué vers les années 1920. Il est considéré comme étant le plus pacifiste des traditions de combat dans la culture nippone, du fait de son principe non-violent. L’aikido est  une association des techniques des armes et du corps à corps, nécessitant l’utilisation de la force pour dissuader ou esquiver son adversaire.

Un art très populaire également en France, l’Aikido est classé comme un sport qui renforce les techniques de self-défenses.

 

  • Le Kyudo

Le Kyudo ou la voie de l’arc, est un art martial japonais qui se définit par ses disciplines calmes et patientes. Au début, le kyudo a été influencé par des mélanges de cultures connues dans les traditions nippones, à savoir le bouddhisme zen, le confucianisme, le taoïsme et le shintoïsme.

Le kyudo se traduit par le maniement des flèches et du tir à l’arc, notamment en appliquant le code de hassetsu, qui permet de tirer en huit phases consécutives. Le principe de cet art est d’atteindre une cible spécifique avec une flèche. Pour y arriver, il faut apprendre à équilibrer et harmoniser les mouvements du corps et de l’esprit.