Les GEISHAS : les gardiennes de la tradition japonaise

Le terme Geisha, également synonyme de Geiko ou Geigi, désigne la pratique d’un art traditionnel dédié pour les femmes au Japon. Le mot Geisha signifie littéralement « personne qui pratique les arts ».

Qu’est qu’une Geisha ?

La Geisha est un métier qui se consacre à pratiquer un art culturel et traditionnel, unique pour les Japonais. Considérée comme étant une gardienne de la tradition japonaise, une Geisha est une dame de compagnie qui utilise un savoir-faire impressionnant pour divertir une clientèle très particulière. Ce sont les catégories de personnes appartenant à la classe noble ou supérieure qui requièrent les services d’une geisha.

Les activités d’une Geisha regroupent plusieurs domaines dans les traditions nippones, elle peut s’exercer dans l’habilement en kimono, les musiques classiques, la danse, la poésie, la littérature, la composition florale, les arts de la conversation, les jeux, les cérémonies du thé ou autres encore. 

Une geisha est caractérisée par ses facultés d’entreprendre et de pratiquer plusieurs types d’art  associés à la culture japonaise. Ayant suivi de formations intensives, les geishas disposent d’une grande connaissance de son pays, de ses rituels et de ses traditions, elles représentent la perfection et le comble de la délicatesse japonaise

 

L’origine des Geishas :

Vers l’année 1712, le métier de Geisha était pratiqué par des hommes qui ont utilisé leur connaissance en art traditionnel pour divertir les clients dans des maisons de thé. Les hommes Geishas ressemblent aux bouffons du moyen âge des pays occidentaux. Leurs activités consistaient à effectuer des chants et de la musique afin d’animer les gens de la haute société, qui ont eu le privilège de côtoyer les maisons de thé.

C’est dans les années 1750 que les femmes ont commencés à s’intéresser au métier de Geisha. Comme elles s’excellaient très vite dans la pratique, elles finirent par faire renoncer les hommes dans l’activité de Geisha. A partir de l’année 1800, il n’y avait plus que les femmes qui ont continué à perpétuer cet art traditionnel.

Autrefois associé au métier de prostitution, les geishas se trouvaient au même rang que les jeunes filles qui vendaient du plaisir dans les hautes sociétés. Par ailleurs, elles étaient enregistrées dans un même bureau kenban,  qui recensait les geishas et les prostituées. Pourtant, il est important de savoir que les geishas n’ont jamais vendu des faveurs sexuelles. Par ailleurs, elles sont tenues par une règlementation qui leur interdit formellement de s’adonner à la prostitution. En 1957, quand la prostitution a été censurée par le gouvernement, les geishas ont finalement trouvé leur place et se firent démarquer de la société comme étant des véritables personnifications de la culture japonaise.

 

Comment devenir une geisha :

La geisha est pratiquée comme un métier au Japon. Elle est issue d’une longue formation et de nombreuses années de pratique intensif. Autrefois, les geishas débutaient leur apprentissage dès la petite enfance. Ce sont toutes des jeunes filles venant  des familles pauvres, qui sont achetées par l’okasan, les femmes adultes qui étaient les gérantes des maisons de geisha.

A leur arrivée dans les okiya ou maison de geisha, les jeunes filles commençaient par travailler comme des femmes de ménage ou  des servantes pour les membres de la maison. Elles deviennent ensuite des maikos, un terme qui désigne les apprenties geishas. A ce moment, elles sont généralement âgées entre 15 à 20 ans.

Durant leur formation, elles apprennent tous les arts traditionnels de la culture japonaise, à savoir l’art de chanter, l’art de danser ou encore de jouer le shamisen, qui est un instrument de musique typique japonais munis de trois cordes. Au fil du temps, elles pourront se spécialiser pour un art en particulier. 

A la fin de la formation, les maikos accompagnaient les geishas dans leur rendez-vous professionnel pour effectuer une sorte de stage et apprendre le métier de la geisha devant la clientèle. Une fois que la maiko réussit sa première insertion, elle devient enfin une vraie geisha et peut exercer toute seule l’activité de pratiquer les  arts traditionnels du Japon auprès de ses propres clientèles.

Actuellement, l’activité de geisha continue d’être exercée. Si le principe de la formation reste à peu près la même,  certaines améliorations ont quand même été apportés, notamment les apprenties qui se portent maintenant volontaires pour devenir des geishas, et la période de formation qui est devenue plus courte. 

 

L’apparence d’une vraie geisha :

Une vraie geisha est tenue de respecter des codes vestimentaires raffinés et stricts. Leur apparence devait être soignée minutieusement, que ce soit pour les vêtements, le maquillage, et la coiffure.

  • Les vêtements et accessoires

Les geishas doivent obligatoirement se vêtir d’un kimono de soie, muni d’un décolleté par derrière, quand elles exercent leur activité. Ce style de kimono est appelé obebe dans la langue japonaise. Le kimono des geishas est porté avec l’obi, ou la ceinture de soie qui accompagne généralement les habillements nippons. L’obi se ferme par un nœud dans le dos, c’est très important, car cela permettait de les différencier des prostituées qui nouaient la ceinture de leur habit sur le devant.

A noter que la forme du nœud varie selon l’âge de la geisha, les anciennes portaient des nœuds de tambour ou nœuds courts, tandis qu’une novice ou une maiko arbore un nœud pendant ou en traine.

Concernant les couleurs, les jeunes geishas portaient des kimonos vifs et les plus âgées des kimonos aux couleurs sobres et discrètes. 

 

  • Les maquillages

Le maquillage est indispensable pour assurer la bonne présentation des geishas. Toutefois, un visage bien maquillé est plutôt réservé aux jeunes geishas ou maikos. Pour les plus âgées, le maquillage est seulement obligatoire pour les grandes occasions ou les festivités grandioses. 

Pour le visage et la nuque, les geishas avaient l’habitude d’utiliser des couches de poudre riz blanc pour farder correctement la teinte. Les joues, les yeux et les lèvres sont maquillés de rose et de rouge.  Les sourcils sont également redessinés avec du khol ou encore d’un bâtonnet de charbon de paulownia.

 

  • La coiffure

Pour la coiffure, une geisha doit toujours avoir des chignons traditionnels. Elles doivent se rendre chez un spécialiste qui se charge de réaliser leur coiffure à la perfection. Le chignon est retenu par des peignes particuliers. Pour conserver la durabilité de son chignon, une geisha doit apprendre à dormir sur un repose-nuque ou un takamakura, afin de garder la tête surélevée durant la nuit. 

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